Les préférences des consommateurs pour les emballages en papier renforcent l’économie circulaire, affirmait monsieur Michael P. Doss, président et chef de la direction de la société Graphic Packaging International, dans son allocution au congrès annuel de 2022 de la SFI, en juin.

« Quatre-vingt-sept pour cent des consommateurs préfèrent les emballages à base de fibre aux emballages en plastique, disait M. Doss. En conséquence, plusieurs de nos gros clients prennent d’énormes engagements au sujet de leurs emballages — ils veulent faire la bonne chose. En réalité, c’est le consommateur final qui impose cela, parce que les consommateurs disent vouloir soutenir les marques qui font la bonne chose pour l’environnement. Et ils se servent de leur pouvoir d’achat pour alimenter ce changement, cet élan. »

Doss est le président du conseil d’administration de la SFI.

Graphic Packaging possède 130 installations de fabrication dans le monde, qui sont toutes certifiées SFI. La société a déclaré un chiffre d’affaires net de 7,2 milliards de dollars en 2021; ses principaux marchés sont en Amérique du Nord et en Europe. Elle achète chaque année plus de 8 millions de tonnes de fibre de résineux et de 2 millions de tonnes de fibre de feuillus, qui est toute certifiée SFI. Elle produit environ 4,5 millions de tonnes de carton et fabrique différents types d’emballages de consommation, comme des tasses à café, des boîtes de céréales ainsi que des contenants en carton compact, des barquettes et des bols pour aliments.

Plus de 450 clients de Graphic Packaging apposent les labels de certification SFI sur leurs produits, affirme M. Doss.

Doss a expliqué que l’accent que met la SFI sur le développement durable « recoupe un certain nombre d’aspects environnementaux et socioéconomiques différents de ce que nous [chez Graphic Packaging] faisons tous les jours ».

« C’est un honneur pour nous de pouvoir servir une longue liste de clients de premier ordre, déclarait M. Doss. Nous avons des relations avec certains d’entre eux depuis une cinquantaine d’années, et cela nous permet véritablement d’investir en eux et de favoriser le développement durable, en trouvant des façons d’aider à rendre leurs chaînes d’approvisionnement plus écologiques chaque année. Cela est important parce que ces clients veulent réellement s’assurer que la croissance, la récolte et l’aménagement global des terres forestières d’où provient cette fibre ont vraiment été faits de la bonne façon. C’est une promesse qu’ils font au consommateur final. »

Le développement durable suscite un intérêt réel aux États-Unis, poursuit M. Doss, et les consommateurs demandent de plus en plus des emballages et des récipients recyclables et plus écologiques.

« Je me plais à dire que nous faisons partie d’une économie circulaire, dit-il. Soixante-huit pour cent de tout le papier et de tous les emballages de papier fabriqués l’an dernier aux États-Unis sont récupérés. C’est même plus de 90 % pour les boîtes de carton ondulé. C’est un taux de récupération élévé. Il n’y a pas d’autre matière à un tel niveau, à part l’aluminium, qui suit de près. Comment cela se compare-t-il au plastique? La récupération des récipients en plastique n’est que d’un peu plus de 10 %. »

Le papier récupéré peut être recyclé de cinq à sept fois, précisait M. Doss, ajoutant que Graphic Packaging a dépensé près de 600 millions de dollars pour construire une usine de recyclage de papier à Kalamazoo, au Michigan.

« Voilà l’économie circulaire en mouvement, et la SFI se trouve tout au sommet, concluait M. Doss. Mais la SFI est plus que seulement un label. Elle favorise le développement durable par le biais de la collaboration, et c’est pourquoi nous, chez Graphic Packaging, en sommes d’ardents partisans. »