Tortue gopher dans l’entrée du terrier. Crédit photo : James Lyon/USFWS

Le Fish and Wildlife Service des États-Unis (USFWS) a récemment déterminé que les populations de tortues gophères polyphèmes dans le sud-est des États-Unis sont stables ou en expansion dans la majeure partie de son aire de répartition et ne sont plus susceptibles d’être inscrites sur la liste des espèces menacées en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition (ESA). Les terres forestières privées et publiques certifiées par la Sustainable Forestry Initiative® (SFI) jouent un rôle clé dans le rétablissement de cette tortue.

La tortue gophère polyphème, le seul membre de la famille des tortues à l’est du fleuve Mississippi, vit principalement dans les forêts, ainsi que dans les savanes, les prairies et les habitats côtiers broussailleux de la Floride et de certaines parties du sud de la Caroline du Sud, de l’Alabama, du Mississippi et de l’est de la Louisiane. Elle creuse des terriers jusqu’à 12 pieds de profondeur qui lui fournissent un abri contre les feux de forêt, les prédateurs, le froid hivernal et la chaleur estivale. Les tortues gophères polyphèmes peuvent vivre de 50 à 80 ans et peuvent atteindre 15 pouces de long et peser de 8 à 15 livres. Ce sont principalement des herbivores, mais elles mangent parfois des insectes et des charognes.

En 1987, l’USFWS a inscrit la tortue gophère polyphème sur la liste des espèces menacées en vertu de l’ESA dans la partie ouest de son aire de répartition, dans certaines parties de l’Alabama, du Mississippi et de la Louisiane. En 2011, l’organisme a déterminé que la tortue gophère polyphème pouvait être inscrite sur la liste des espèces menacées dans la partie est de son aire de répartition, où vit la grande majorité des tortues, mais l’organisme a choisi de ne pas l’inscrire sur cette liste parce que d’autres espèces devaient être inscrites en priorité sur cette liste. Avec la récente décision de l’USFWS, l’espèce n’est plus susceptible d’être inscrite sur la liste des espèces menacées dans la partie est de son aire de répartition; elle y reste inscrite dans la partie ouest de son aire de répartition.

Les principales menaces qui pèsent sur la tortue gophère polyphème sont la fragmentation de l’habitat et la destruction et la modification de son habitat, notamment par le développement et l’urbanisation. Cependant, 80 % de l’habitat potentiel de cette tortue sont constitués de terres forestières gérées par le secteur privé. Dans un avis du registre fédéral du 12 octobre, l’USFWS a indiqué que de nombreuses grandes forêts exploitées par le secteur privé assurent la conservation dans le cadre d’un vaste réseau de collaboration avec les agences gouvernementales fédérales, étatiques et locales, les universités et les organisations non gouvernementales. Par exemple, les propriétaires forestiers peuvent créer et maintenir des zones de conditions de pins clairs, mener des enquêtes sur les terriers de tortues gophères polyphèmes, mener des recherches et mettre en œuvre des MPG [meilleures pratiques de gestion] qui profitent à la tortue gophère polyphème.

La norme d’aménagement forestier SFI exige que les titulaires de certificat SFI gèrent l’habitat faunique de manière à conserver la diversité biologique. Selon l’USFWS, les normes de certification forestière telles que SFI offrent probablement un avantage pour le maintien d’un habitat convenable pour la tortue gophère polyphème dans les forêts exploitées par le secteur privé.

L’USFWS estime que 13,7 millions d’acres (5,5 millions d’hectares) dans l’aire de répartition de la tortue gophère polyphème sont certifiés par SFI.

La norme d’aménagement forestier SFI de 2022 comprend des exigences visant à protéger la qualité de l’eau, la biodiversité, l’habitat faunique, les espèces en péril et les forêts ayant une valeur de conservation exceptionnelle. Les organisations certifiées par SFI doivent continuellement évaluer les impacts des activités forestières sur l’habitat et la biodiversité. Les organismes certifiés par SFI doivent également soutenir la recherche par le financement et des projets de conservation, communautaires et éducatifs sur le terrain auxquels participent des partenaires tels que le gouvernement, le milieu de la conservation, le milieu universitaire, les communautés locales, les organismes de recherche et autres.